Il faut distinguer deux choses que l'on confond souvent : qui est responsable, et qui tient le stylo. La responsabilité du DUERP appartient à l'employeur, et elle ne se transfère jamais — ni à un salarié, ni à un consultant, ni à un logiciel. En cas d'accident, c'est l'employeur qui répond de la qualité de l'évaluation.
La rédaction matérielle, elle, peut être confiée à d'autres : un salarié désigné, un référent sécurité, le responsable d'exploitation, ou un intervenant extérieur. Ce partage est même souhaitable, parce que la qualité d'un DUERP dépend directement de la connaissance du travail réel.
L'erreur la plus coûteuse est de faire rédiger le document par quelqu'un qui n'a pas vu les postes. Un DUERP écrit depuis un bureau à partir d'un modèle sectoriel passe à côté de l'essentiel : l'écart entre le travail prescrit et le travail réellement effectué, où se logent la plupart des risques.