Le risque chimique ne concerne pas que l'industrie. Un salon de coiffure, un garage, une exploitation agricole, une entreprise de nettoyage ou une boulangerie y sont exposés quotidiennement, souvent sans le formaliser, parce que les produits en cause sont perçus comme banals : dégraissant, eau de Javel, colle, peinture, farine.
La particularité de ce risque est son effet différé. Une brûlure chimique est immédiate et visible, mais l'essentiel des atteintes — asthme professionnel, dermatoses, cancers professionnels — apparaît après des années d'exposition à faible dose. C'est ce qui rend l'évaluation indispensable : au moment où l'effet se manifeste, la prévention n'est plus possible.
Le point de départ est toujours le même : un inventaire écrit de tous les produits présents, avec leur fiche de données de sécurité (FDS) à jour. Sans cet inventaire, l'évaluation du risque chimique n'est pas défendable.