Le risque biologique correspond à l'exposition à des micro-organismes — bactéries, virus, champignons, parasites — susceptibles de provoquer une infection, une allergie ou une intoxication. Il concerne évidemment les soins, mais aussi des métiers qu'on n'y associe pas spontanément : nettoyage, assainissement, petite enfance, agriculture, activités vétérinaires, traitement des déchets, restauration.
Deux formes d'exposition doivent être distinguées. L'exposition délibérée, quand l'agent biologique est utilisé sciemment, reste rare et concerne surtout les laboratoires. L'exposition potentielle, de loin la plus fréquente, résulte de l'activité elle-même : contact avec des personnes, des animaux, des déchets, des eaux usées ou des surfaces contaminées.
La particularité de ce risque est qu'un incident bref peut avoir des conséquences lourdes et différées : une piqûre d'aiguille souillée dure une seconde et met des mois à être levée. C'est ce qui justifie que le DUERP traite non seulement la prévention, mais aussi la conduite à tenir après exposition.