Le risque thermique regroupe trois situations que le DUERP doit traiter séparément : l'exposition à la chaleur, l'exposition au froid, et le contact avec des surfaces ou des fluides brûlants. Elles n'ont ni les mêmes effets ni les mêmes mesures de prévention, mais elles ont en commun d'être largement sous-évaluées.
La chaleur a pris une importance nouvelle. Le décret du 27 mai 2025, applicable depuis le 1er juillet 2025, a renforcé les obligations de l'employeur en matière d'exposition à la chaleur : l'évaluation doit tenir compte des épisodes de chaleur intense, et des mesures concrètes doivent être prévues à l'avance plutôt qu'improvisées le jour de l'alerte.
Le froid est le volet le plus oublié. Il ne concerne pas seulement les chambres froides et l'agroalimentaire : le travail en extérieur en hiver, sur un chantier ou en tournée de livraison, réduit la dextérité, allonge les temps de réaction et aggrave les TMS.