Les risques psychosociaux sont ceux que les DUERP escamotent le plus souvent, généralement avec la même phrase : « pas de RPS identifié ». C'est presque toujours faux, et c'est un angle d'attaque commode en cas de contentieux, parce que l'employeur a une obligation explicite de protéger la santé mentale, et pas seulement physique.
La difficulté vient d'une confusion : évaluer les RPS ne consiste pas à juger l'état psychologique des salariés, ce qui ne relève pas de l'employeur. Il s'agit d'examiner les caractéristiques du travail, qui sont objectivables : la charge, l'autonomie, la clarté des consignes, la qualité des relations, l'exposition au public, la reconnaissance.
Les six familles de facteurs identifiées par le rapport Gollac fournissent une grille utilisable telle quelle : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité de l'emploi. Passer ces six items en revue vaut mieux que n'importe quelle formulation générale.